Mademoiselle
Jeanne Simone

© JC Terrier

Dimanche 15 mai > 9h et 11h
RDV devant l’Office de tourisme, place du 14 Juillet

Elle, c’est Mademoiselle.
Facilement reconnaissable, elle arbore toujours des vêtements verts qui lui vont comme un gant. Peut-être l’avez-vous déjà croisée ?
Mais c’est avec lui que vous avez dans un premier temps rendez-vous. Car il l’observe secrètement depuis des mois et nous permet de nous emmener dans ses pas.

Pour suivre Mademoiselle, gardez la distance et faites-vous discret, en recul derrière Monsieur. C’est parti, il vous invite à la suivre !
Soyez alerte, Mademoiselle virevolte, connaît son quartier sur le bout des doigts, se faufile dans ses moindres recoins, apparaît, disparaît.

Gardez-là à l’œil, elle n’a pas son pareil pour révéler une poésie ordinaire faite de son espace quotidien.

Spectacle accueilli avec le soutien de l’ONDA et de l’OARA.

>> Lundi 16 mai de 10h à 12h30 : participez à un atelier d’improvisations dansées dans l’espace public avec Laure Terrier
Laure Terrier, chorégraphe et danseuse de la compagnie Jeanne Simone vous propose de mettre votre corps en mouvement dans l’espace public. Vous explorerez ensemble les différentes possibilités qu’il offre.
Public : adultes, enfants dès 8 ans, familles.
Participation : adulte 12 € / - de 12 ans 8 €
Tenue tout-terrain à adopter de type jogging et baskets.

>> Qui est Laure Terrier ? Son parcours est jalonné d’allers et retours entre le mouvement dansé et la théâtralité : elle a notamment été l’interprète d’Odile Duboc, Laure Bonicel ou Nathalie Pernette, tout en abordant le clown avec Nicole Rivier (Clémence Carabosse), puis avec Franck Esnée du Théâtre du Zèbre.

C’est dans les chemins de traverse qu’elle découvre son propre goût pour la création et son appétit des formes hybrides et des lieux de représentations atypiques (Cie Les Filles d’Aplomb ; Cie Révalité – Laurent Chanel ; Cie Passaros ; Serial Théâtre…).Petit à petit, l’espace public s’impose. Interpellée par la richesse de possibles que cet univers propose, elle crée un duo danse et musique avec le musicien Nicolas Desmarchelier.

L’écriture instantanée devient pour elle la modalité la plus cohérente pour révéler l’espace dans ce qu’il a de vivant, son présent, ses modulations de population, ses transformations d’énergies suivant le moment.
Elle découvre la simplicité avec laquelle les spectateurs, libres de leurs mouvements, peuvent recevoir une proposition chorégraphique et sonore contemporaine, sans s’embarrasser de questions de codes. Son rapport à la danse trouve un écho dans une relation non frontale, où il s’agit davantage d’un partage d’espace, d’une relation de corps à corps, et de perceptions à perceptions, que du déploiement d’une prouesse technique. Rendre le corps à la rue et au ″vivre ensemble″.

Paroles d’auteurs.
In Les brèves de Stradda / janvier 2012

« L’espace public s’est imposé à moi de façon très organique. Quand j’étais interprète, je sentais comme un hiatus entre ma situation de danseuse et ma vie de femme citoyenne. J’ai alors exploré des espaces non dévolus à la représentation, tous espaces ou lieux de vie où l’être humain a des habitudes sociales.
Des espaces qui mêlent mémoire, histoire intimes et fonctionnalité, sous-tendant ou surlignant des corporéités spécifiques. J’aime travailler à faire résonner ces espaces à partir des corps que l’on attend à cet endroit-là, pour en distordre la perception, la poétiser. Je joue avec le passant, celui qui est là par hasard ou celui qui vit là, qui y a ses habitudes.

Toutes mes créations sont in situ, même si j’ai des formes préétablies, une intention claire, l’écriture se lie, s’adapte au lieu choisi pour se colorer de ce qui va se passer. Je dois être disponible au camion poubelle qui fait irruption, à son volume, à son bruit, à la part de quotidien qu’il symbolise. Je dois être prête à dialoguer avec cette petite dame qui vient de traverser.
Nos corps de danseurs ne tendent pas vers le spectaculaire, cette forme de perfection qui met à distance le spectateur. Je cherche tout le contraire : me mettre au diapason des corps et des espaces rencontrés dans la fragilité pour tendre un miroir à notre condition humaine. » Laure Terrier